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Soins de base – des soucis en vue ?

Les modèles de soins du futur se concentrent sur le patient dans sa globalité. Ces modèles sont interdisciplinaires et interconnectés. Les acteurs de la santé n’ont pas le droit d’attendre la politique, mais doivent devenir actifs eux-mêmes. C’est là, la conclusion d’une manifestation organisée par la Fédération de la médecine complémentaire.

La Fédération de la médecine complémentaire Fedmedcom a tenu le 28 juin 2012 un symposium sur le thème « Soins de base – des soucis en vue ? ». Différents acteurs du domaine de la santé ont pris part à cette manifestation se voulant un instantané des « soins intégrés du futur » : la conseillère nationale Edith Graf-Litscher et le Dr Lukas Rist, co-présidents de la Fedmedcom ; le Dr Stephan Spycher, vice-directeur de l’Office fédéral de la santé publique OFSP ; Yvonne Ribi, secrétaire générale de l’Association suisse des infirmières et infirmiers ASI, Martin Bangerter, président central de l’Association suisse des droguistes ASD ; le Dr méd. Johannes Brühwiler, Médecins de famille Suisse ; Christian Vogel, Organisation du monde du travail Thérapie complémentaire Ortra TC et Heidi Schönenberger, Organisation du monde du travail de la médecine alternative OdA AM. 

La majorité des acteurs s’accordaient à dire que les défis à venir pour les soins de base seraient :

  • le vieillissement de la population : la part des plus de 65 ans, par rapport à l’ensemble de la 
  • la pénurie de personnel de santé pour les soins de base en raison de la croissance de la demande de prestations dans ce domaine et le manque (partiel) de relève dans les professions de la santé mèneront à des difficultés de prise en charge sur le plan régional ;

  • les maladies chroniques : les maladies chroniques, telles que le diabète, l’ostéoporose, les maladies cardio-vasculaires et les démences, occasionnent aujourd’hui déjà près de 70 - 80 % des coûts de la santé ;

  • à l’avenir, l’interprofessionnalité et l’interdisciplinarité gagneront en importance dans le système de santé.
  • <//li><//li><//li>population de la Suisse, va passer de 16 pour cent aujourd’hui, à 28 pour cent en 2050. Cela entraînera une plus forte demande de prestations médicales ;

 

Afin de garantir, aussi à l’avenir, des soins de base de grande qualité, les divers groupes professionnels prônent différentes approches. Martin Bangerter de l’Association suisse des droguistes a rappelé le potentiel encore inexploité de l’automédication et de l’auto-responsabilisation des patients. En Suisse, l’automédication a une longue tradition. Pour les patients, les pharmaciens et les droguistes en sont les conseillers professionnels et compétents. Johannes Brühwiler de Médecins de famille Suisse s’est prononcé contre la forte fragmentation et la spécialisation des soins, en indiquant que l’être humain forme une unité et qu’il devait de ce fait être considéré comme tel par le médecin. Il a plaidé encore en faveur d’une collaboration multiprofessionnelle. Yvonne Ribi, de l’Association suisse des infirmières et infirmiers, demandait que les prestations de soins ne soient pas seulement considérées comme profession auxiliaire et que les compétences des soignants soient mieux utilisées. Les deux représentants des thérapeutes non médicaux, Heidi Schönenberger et Christian Vogel, ont indiqué que les naturopathes et les thérapeutes en thérapie complémentaire, dont la profession sera  prochainement reconnue au plan fédéral, font part aujourd’hui déjà de la prise en charge de base, mais que cela reste encore largement ignoré dans le domaine de la santé. 

La conclusion commune de cet instantané concernant les soins intégrés du futur est la suivante : il faut se focaliser sur le patient. Il faut placer au centre des préoccupations la qualité des soins et non pas les prétentions des fournisseurs de prestations. Un maillage serré du réseau entre et parmi les différents fournisseurs de prestations est, en dépit du rejet du projet de Managed-Care du 17 juin 2012, une condition préalable à des soins de qualité. Pour faire progresser les soins intégrés, il ne faut pas attendre la politique. Les modèles de soins doivent être développés en commun, depuis la base, par les divers acteurs du domaine de la santé. Les patients souhaitent des soins intégrés, ce qui implique un renforcement du réseau entre les différents fournisseurs de prestations. Ces modèles augmentent la qualité des soins et sont plus efficaces.

Nationalrätin Edith Graf-Litscher, Co-Präsidentin Dakomed
- Lukas Rist, Co-Präsident Dakomed
Präsentation

- Stephan Spycher, Vizedirkrektor Bundesamt für Gesundheit BAG
Vortrag "Grundversorgung der Zukunft " 

- Yvonne Ribi, Geschäftsführerin Schweizer Berufsverband der Pflegefachfrauen und Pflegefachmänner SBK

- Martin Bangerter, Schweizerischer Drogistenverband SDV
Vortrag "Selbstmedikation"
Studie zum Thema Selbstmedikation

- Dr. med. Johannes Brühwiler, Hausärzte Schweiz
Vortrag "Der Grundversorgung Sorge tragen"

- Christian Vogel, Organisation der Arbeitswelt KomplementärTherapie OdA KT

- Heidi Schönenberger, Organisation der Arbeitswelt Alternativmedizin OdA AM

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